Chaise, menottes et voyeurisme

Chaise, menottes et voyeurisme
 

 


La rencontre suivante part sur un thème différent. Mêlant voyeurisme et attaches, mélangeant douceur et force, alternant soumission et action. Le choix est arrêté, le rôle de la « passive » tout désigné.

 

Je parlerais à la première personne. Je suis l’observatrice, je ne suis plus initiatrice, ni tentatrice. Juste spectatrice. Il y a « juste » une variante, je serais attachée, entravée, menottée.


Comme la première fois j’arrive la dernière, Daniel et Sylvie ont déjà planté le décor. Personne n’a les yeux bandés. Je vois la chaise trôner au milieu de la pièce, face au lit.


Non loin,  j’aperçois du vin et des flutes, des objets de désirs colorés et plus ou moins gros, des foulards, et la fameuse corde jaune, je souris. Mais mon regard est attiré immédiatement par la paire de menottes bien posées en évidence.

 

Sylvie vient m’accueillir, câline coquine. Daniel la rappelle à l’ordre. Sec, intransigeant, ferme et doux à la fois. Elle aussi, doit rentrer dans le rôle. Elle baisse les yeux, soumise, s’en retourne comme il le lui ordonne. Assise sur le lit, sur ses talons mains sur les genoux, elle patiente.


De toute sa stature, imposant, torse nu, encore vêtu de son jean, sourire en coin, Daniel s’approche de moi, me salue de quelques baisers mordants, brûlants et doux à la fois. Je ne dois pas bouger. Il me déshabille, vêtement par vêtement. Je ne garde que les sandales qu’il a aimées l’autre fois. Sylvie ne doit pas regarder, juste entendre et imaginer, regard soumis.


Me voici près de la chaise, il attrape les menottes. Me fait asseoir. Mains dans le dos. Poignets à dispositions,  il me menotte, le clic me déclenche un frisson de désir et le froid du métal, une appréhension mêlée. Le voici à mes genoux, dans sa poche des liens, il m’écarte les jambes et me lie les chevilles à chaque barreau de la chaise. Me voici à présent, impudique, offerte, il me mord l’intérieur des cuisses, et s’en va, comme se désintéressant de moi. J’ai pour consigne de ne pas détourner le regard. Je croiserai leurs regards, de façons successive ou simultanée.


Il se dirige alors vers Sylvie, d’une main sous le poignet, demande à ce qu’elle le regarde. Elle lève vers lui ses yeux plein d’amour et de craintes mêlées. Elle aussi est nue. Enfin pas tout à fait, j’ai cru voir sa petite ficelle entre les cuisses. Je pense que son petit trou doit briller de mille feux avec son si joli petit plug.

L’embrassant à pleine bouche ses deux mains viennent torturer ses tétons. Elle gémit. Il se recule, sort de sa poche les pinces reliés par une chainette et lui pose sur chaque téton dressée, elle accuse le coup, elle aime visiblement à l’entendre gémir.

Il en sort une seconde paire.et me l'a montré sans qu'elle le voie. Je devine...

Il la garde dans une main et s'agenouille devant elle. Glissant sa langue entre ses jambes, elle s'offre à lui ;  mais cela ne dure qu'un instant. Le sursaut de surprise et son regard me fait  comprendre qu'elle ne s'en  doutait pas.

Il se relève.  Sourire aux lèvres il la regarde longuement. Elle ne pipe mot. Elle sait se tenir à sa place.

Sans prévenir alors il empoigne ses cheveux et l'agenouille devant lui. Il lui ordonne de lui lever pantalon, boxer et de le prendre en bouche. Au passage ses mains tirent sur les chaînes qui passent à sa portée.

Elle est de 3/4. Lui à ce moment là  guette ma réaction. Elle le prend en bouche,  gourmande, appliquée,  amoureuse, flagrante évidence qui l'espace d'un instant me déchire. Une larme perle et mon regarde se détourne sans que je ne puisse m'en empêcher.


Daniel me rappelle à l'ordre. Sèchement mais fermement. Mu regarde comme Sylvie suce bien son Maître. Regarde comme elle me pompe bien la salope. Je résiste. A peine. Et je cède lorsque j'entends Daniel me dire.  Mu, regarde-moi.  Et je me noie alors dans son regard. Je m'oublie.  Accrochés l'un à l'autre comme à la dérive. Cela ne dure qu'un instant mais me permet d'avancer dans mon rôle de voyeuse.

Je subis leur délire sexuel. Je participe, passive.

Il quitte sa bouche, sexe gonflé.  Turgescent.

Elle, toujours à genoux.  Tétons gonflés et lèvres pendantes. Elle attend. Il contourne le lit. Sylvie, va au piquet. Vite. Tu aurais pu mieux sucer. Tu mérites une correction.  Obéissante la voilà face au mur.  Elle a le temps de me lancer un regard.  A peine inquiète, plutôt très excitée. Presque triomphante, moi qui n'ai droit à rien. Juste à regarder sans être touchée.


Daniel surprend ce regard.  Cela me contrarie.  La fessée n'en sera que plus forte.
Cravache à la main. Il s'approche vers elle. Il me jette un regard en me montrant la ceinture de son pantalon. Je comprends le message. Elle m'attend sagement cette ceinture.


Un à un les coups tombent.  Un à un ils fendent l'air. Une à une les fesses de Sylvie tressaillent. J'ai mal pour elle. Il n'y va pas de main morte. Mais j'ai tort.  Elle aime ça.  De mots crus en insulte, il la fesse. Implacable. Du manche de la cravache, il écarte ses cuisses. Je vois le brillant du plug. La ficelle des boules. La chaîne sur les lèvres qui sautille. Elle gémit puis crie puis gémit. La cravache s'abat alors dans l'entrecuisse. Là  où la peau est plus tendre et plus sensible. Elle a plus mal. Au ton de sa voix je le devine. Daniel me jette un regard. Je lui fais comprendre de se calmer. Pour ne pas céder mais un peu quand même il choisit de la laisser souffler le temps qu'elle se retourne. Je vois des larmes dans ses yeux. Il le voit aussi. Et dit calme et presque indifférent 1 partout. Je comprends et le remercie d'un sourire.  Mais bon elle aime avoir mal. Elle est servie me dis je. Il L'embrasse à pleine bouche en la félicitant  d'avoir  si bien résisté.

Elle me sourit fière.  Je lui rends son sourire. Admirative à vraie dire. Pas sûre d'endurer tant de douleurs.

Je suis là voyeuse. Victime de mes sens. Mon sexe dégouline.  Je colle à la chaise. Situation inconfortable mais je dois me montrer patiente.

Daniel vient vérifier que mes poignets ne sont pas trop entravés. Promenant un doigt inquisiteur et rapide dans mon sexe gonflé de désir.  Frustration ultime il s'en retire déjà de moi.


Sylvie toujours face au mur patiente. De part des gestes rapides il tire sur les chaînettes. De légers cris mêlant douleur et plaisir la saisissent.  Tétons gonflés. Sexe humide. Un orgasme la secoue de part en part.  Elle en tremble. Il l'a  fait alors se positionner à 4 pattes sur le lit.  Toujours de 3/4 que je puisse tout voir et croiser son regard,  le regard du Maître. Triomphant. Insolent par moment. Taquin par d'autres.

Il tire doucement la ficelle. Les boules sortent une à une.

J'observe,  curieuse, intriguée mais envieuse à la fois.

La prend en levrette. Presque brutal. Acharné certainement.  Accroché à ses hanches rondes. Un va et vient lui pilonner le ventre.

Elle halète, bouche ouverte. Des cris sortent sa bouche. .des oh des ah. Ou bien encore...une fessée douloureuse la rappelle à l'ordre.  Elle n'a rien à demander. Juste subir et obéir.

Moi c'est subir sans jouir. Ce qui n'est pas son cas.

Un second orgasme la secoue.  Je l'envie. Jalouse. 

Daniel lit cela aussi dans mon regard.  Tel dans un livre ouvert. Je ne perds rien pour attendre semble dire le sien.

La fin est proche. Son plaisir monte. D'un geste bref il retire le plug et s'enfonce en elle. D'un coup sec il se remet alors à entrer au plus profond d'elle.  Elle aime vraiment ça.  La encore je me sens si...ou pas assez...

Mes seins sont douloureux, mon sexe affamé et mon Amour propre quelque peu malmené.  J'ai du mal à garder la face. Daniel me parle. Me demande de ne pas quitter son regard, de ne pas flancher.  Je m'y accroche comme à une bouée qd il jouit en elle. Il m'offre sa jouissance d'un sourire, d'un regard.  Se retirant d'elle d'un  baiser il l'envoie à la douche.


Et s'en vient me détacher.

Mais cela est une autre histoire...