Déchiré

Après un bon repas servi par un serveur étrange et décalé

Nous rejoignons notre chambre où nous allons nous aimer

J’ai accédé à toutes tes sollicitations, j’ai réalisé tes souhaits

Je n’ai rien sous mon collant résille à l’entrejambe déchirée

Je porte un chemisier quelque peu transparent, échancré

 

Je suis fébrile, excitée, le vin n’y est pas étranger

A peine le seuil franchi, tu te penches sur moi

M’embrasse tendrement, mettant mes sens en émoi

Nul soutien gorge n’entrave mes seins qui se tendent vers toi,

Ils viennent naturellement  dans tes mains se réfugier

 

Mon cœur palpite, mon souffle est court

Sous ta langue experte et tes baisers appuyés

Un à un mes tétons pointent le bout de leur nez

Mon sexe déjà humide se met à transpirer

Moments tendres et torrides vont se succéder tour à tour

 

 

Mes mains sur ta chemise ôtent l’un après l’autre les boutons

Caressent ton torse et ton ventre plat qui me plaisent tant

Ma main droite s’aventure plus bas vers ton ceinturon

Je m’aperçois alors que toi aussi tu as tenu tes engagements

Nul boxer moulant ne vient entraver tes mouvements

 

Ton sexe gonfle déjà d’excitation, je le libère fiévreusement

Je le caresse, je le presse, je le serre contre moi

Mes doigts furètent et soulèvent tes bourses précieusement

J’aime les sentir chaudes, pleines et frémissantes

Ton désir a alors pris toute sa puissance entre mes doigts

 

Tu glisses une main sous ma jupe et l’en ressors trempée

Je gémis sous l’attaque ciblée, mon clitoris est gonflé

Tu me branles vivement déclenchant par là une vague de plaisir

Soudainement  tu me retournes et enfonces profondément ton désir

Un va-et-vient furtif et puissant me défonce alors les reins

 

Le lit n’est pas loin et tu m’y allonges doucement

Jupe chemisier et jean jonchent le sol

Nus, blottie dans tes bras, nous échangeons de longs baisers

Nous avons autant soif l’un de l’autre

Qu’un 69 passionné s’engage rondement

 

Je te chevauche, tu me retournes vainqueur

Puis à plat ventre je m’offre à ta vue

Sans pudeur je t’expose mon postérieur

Qui n’attend que d’être fessé à main nue

Dans une douceur-douleur venue d’ailleurs

 

Tour à tour le chaud et froid soufflent sur moi

Je mords l’oreiller et je gémis, je halète conquise

Les claques pleuvent et les caresses calment l’émoi

Le plaisir provoqué envahit mon corps et mon âme

Ma croupe tendue attend la récompense  promise

 

Le plat de ta main frappe mon sexe béant,

Lèvres écartelées, bouton de rose gonflée

Une décharge électrique me transperce alors

Qui me laisse pantelante, étonnée et comblée

Tu me soulèves alors et d’un coup de rein tu me prends 

 

Un long va et vient s’engage doucement,

Puis sans état d’âme tu me pilonnes les reins

Ta vigueur me transperce, impitoyablement

Un long jet de sperme inonde mes entrailles

Nous nous retrouvons côte à côte  comblés

 

Le sommeil nous gagne, l’un contre l’autre

Pour un moment, nous nous endormons rassasiés

Au petit matin, la soif nous réveille un instant

Juste le temps d’un petit câlin, d’un coït furtif

Puis nous retournons dans les bras de Morphée

 

L’heure de nous réveiller est alors arrivée

Après avoir émergé, les yeux bien ouverts

Nous nous acoquinons une dernière fois

Avant d’aller petit-déjeuner ensemble

Pour le plaisir d’une dernière discussion

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