Exotisme à Paris

Une soirée théâtrale programmée

Une rencontre d’inconnus improvisée

Un soupçon d’aventures à errer

Dans les rues de Paris animé

Doux regard échangés

Jeu de la séduction discret

Conversations anodines

Saupoudrées d’allusions coquines

Puis vers l’hôtel il nous faut retourner

Timidité latente fait place aux baisers

On le sent l’envie est flagrante

Et pourtant la retenue est présente

Oubliant ses remords, elle sait qu’elle a tort

Des regrets pleins la tête, des envies plein le corps

Elle se ravise soudain, le rappelle alors

Il revient apaiser le feu qui la dévore

Dans la pénombre la chambre est plongée

Il entre doucement, tendrement il se fait agresser

Leurs bouches se joignent pour ne plus se quitter

D’interminables baisers s’enchaînent sans discontinuer

Le souffle est court, le corps a ses sueurs

Les vêtements tombent dans la faible lueur

Les mains de l’homme sont douces et fines

Sur l’autel de la femme elles se font câlines

Elle a peur de l’effrayer

Elle n’ose lui demander

D’aller plus fort, d’aller plus loin

De gestes brusques et durs elle a besoin

Un corps à corps s’engage alors amoureusement

Un ballet à quatre mains, lentement

Les baisers sont de plus en plus mordants

Le plaisir est grandissant

Le chevauchant elle se frotte contre son sexe gonflé

Dans un râle elle exulte sa jouissance

Les soupirs mènent la danse

Le plaisir est à son apogée

N’y tenant plus, la prenant à quatre pattes

Il va et vient en elle, lentement, sans hâte

La menant vers une seconde mort

Restant là, au chaud, au fond de son ventre

Il veut revoir son visage

Se remet sur le dos sexe dressé

Il veut garder une image

De cette femme nue sur sa verge empalée

Encore et encore leurs bouches se  joignent dans la nuit

Lèvres gonflées, ils ne se lassent pas de s’embrasser

Il se détache enfin, elle se blotti contre lui

De doux mots, des mercis sont échangés

Jusqu’au matin elle aurait voulu le garder

L’embrasser encore et encore

Lécher ses lèvres, son sexe, son corps tout entier

Mais chez lui elle doit le renvoyer

Sur le pas de la porte une dernière fois

Leurs bouches s’effleurent

D’un doux baiser il lui dit au revoir

D’un tendre regard la remercie

Déjà l’histoire est finie

Il est repartit dans la nuit

Elle a rejoint son lit

Dans les bras de Morphée s’en endormie

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