Le pouvoir incommensurable du Mojito

Le Pouvoir Incommensurable du Mojito

 

Du moins à l’heure où je vous écris. Il faut, il me faut coucher les mots sur le papier ou du moins que mes doigts courent sur le clavier.

Je ne reviens pas sur les jours précédents. Point d’utilité à savoir qui j’ai vu ou qui j’aurais pu voir. En ce vendredi 18 août, une bonne amie me pousse à contacter STC sur un réseau social commun. Nous avions eu quelques échanges il y a pas mal de mois, une rencontre avortée, un ménage fait par mes soins dans mes contacts et je ne savais plus rien de lui. Jusqu’à ce jour, où du moins nous nous « parlions » depuis quelques jours et avions convenu de nous croiser pour boire un verre le lundi suivant.

 

Me voici donc à tenter un toc toc tu me paies un verre je m’ennuie. Langage oh combien peu romantique direct et sans faux semblant.

 

17h Bar de la marine – Toujours un peu en avance, j’apprivoise les lieux, j’hésite à rester debout, je m’assieds. Et là, je vois un grand bonhomme arriver vers moi tout sourire. Je suis surprise, je me doute qu’il s’agit de mon rencard mais je ne vois pas trop de ressemblance avec la photo. Qu’importe. Il s’agit d’un Mojito pas d’une demande en mariage. Il me glisse son prénom à l’oreille mais la musique m’empêche de l’entendre distinctement, je lui demanderais plus tard.

 

La discussion se fait fluide, amicale, rieuse. Bien sûr, je me dis, et si ou alors je dis quoi si…etc. Le Mojito bu et le moral au top nous marchons jusqu’à mon QG pour un autre verre. Non seulement la terrasse est bondée mais en plus mes copains serveurs ne sont pas là. Déception. Moment de flottement. Le verre de vin on se le fait chez moi, j’habite à Mazargues.

 

Je le regarde. Je ne réfléchis pas. Je ne tergiverse pas un instant. Vendu on y va. Nous voici à retourner sur nos pas pour aller au parking. Surprise de voir son carrosse, je kiffe les minis, nous voici en route, toujours dans la bonne humeur et sans pression aucune.

 

La voiture garée, il me fait entrer dans son sweet home d’homme seul. Nous avons parlé de sa situation, je vois son ado partout présente et j’aime ça. Il connaît la mienne et ma disponibilité très temporaire mais totale.

 

Le verre de vin blanc annoncé est servi. Je suis assise sur le canapé face à lui, mon genou gauche sous sa main. Ah oui, je n’ai pas précisé un détail d’importance qui nous fera rire longtemps au cours de cette soirée. Nous devions nous voir le lundi, c’était un « rendez-vous », ce vendredi c’est un verre totalement à l’arrache, une improvisation twistique. Je suis donc en bermuda de jean, sandalette, queue de cheval. Il n’y a que mon haut totalement en dentelle qui puisse paraître sexy. L’ensemble est sexycool dirons nous pour plus de clarté.

 

Il caresse donc mon genou tendrement, mine de rien, nous parlons toujours, je vois qu’il est bavard, du moins je l’entends, bien moins que moi cependant mais nous rions beaucoup et ça fait du bien.

 

« A  mendonné », je ne peux m’empêcher de dire, il te plait mon genou que tu le caresses depuis tout a l’heure, ce à quoi, il répond, taquin, oui mais, en accompagnant le geste à la parole, il y a quelque chose qui me bloque. Je ne sais plus si c’est à ce moment là que nous échangeons nos premiers baisers, qui ne restent pas sages très longtemps.

 

Toujours est-il que sans gêne, je fais tomber le bermuda. Va s’en suivre, un corps à corps ou lui va tomber aussi son pantalon et sa belle chemise en lin, et qui reprendra de plus belle.

Il tombe en extase explosant de rire devant la beauté de ma culotte à pois, entre taquinerie, baisers mordants et tendresse, un joli corps à corps débute. Entrecoupé par le vin blanc et les rires. Puis il m’invite à monter dans sa chambre.

 

Tout naturellement je m’allonge sur son lit. Tout naturellement nous faisons l’amour, tendrement, passionnément, à tâtons et pourtant si fluide. Le monsieur est endurant, je suis un peu perdue, mais je m’adapte, je m’offre, je donne et l’heure tourne. Ce premier rapprochement est surprenant par le fait qu’il soit si à mon écoute et  que je sois si bien. Ma bouche réclame la sienne, sa main réclame la mienne, mes fesses rosissent sous la fessée qui tombe à point nommée, mon sexe l’avale entier et longtemps.

 

Nos baisers sont fous, furieusement fous, nos rires sont là, ponctuant ce moment magique. Vite il est l’heure de la douche, le travail l’appelle. Et là, douche à deux ou il me prend encore vigoureux, je suis aux anges. Point de jouissance, le temps nous manque mais que nous sommes bien. Heureux, nous descendons nous rhabiller. Il est temps de me ramener à ma voiture. Je rentre encore sous le coup de la surprise de cette improvisation.

 

La soirée ne sera que message en continu et se finira sur un long coup de téléphone pour se souhaiter la bonne nuit.

Ah, ne jamais douter du pouvoir incommensurable du Mojito. Je vous le dis. Mais, chuut, l’histoire a une suite…

 

 

Intermède débouche sur un long dimanche de corps à corps

 

 

Il faut parler de l’intermède, de la coupure, légère et si forte à la fois. Je vous l’ai dit, le monsieur est papa. J’ai à faire chez moi, mais mon téléphone ne me quitte pas. Je fais bien, les messages sont espacés, chose normale, mais ils sont là, précieux, joyeux, et me font plaisir. Je suis tout autant surprise quand à la plage je me pose, ses mots, sa prose me font sourire seule sur la plage abandonnée et pourtant…Le dimanche, il pense pouvoir se dégager dans l’après midi, une fois sa fille rendue à sa mère. Je pars de chez moi et lui d’Aix, j’arrive peu de temps après chez lui. Il vient me garer la voiture et hop nous voici chez lui. Un bon verre de vin blanc frais, un fond musical des plus agréables, et nous voici l’un et l’autre blottis, collés, emmêlés, taquins, enjôleurs, coquins…C’est une journée plage à la base, j’ai donc la tenue adéquate, la jupette, les sandalettes, qui ne restent pas longtemps sur moi, ni nous en bas.

Le lit nous appelle, fidèle compagnon. Sa bouche cherche la mienne, ma langue mord la sienne, nos caresses sont coordonnées pour des rapprochements très appuyés. Ma dextérité a raison de son gland, mon visage est inondé. L’heure de la plage a sonné, nous voici embarqué jusqu’aux plages du Prado, la foule est dispersée, notre serviette posée. Le moment est détente, rires et caresses furtives, ma main sur son épaule, la sienne sur mes hanches, les minutes s’égrainent lentement. Je sais que j’ai ma soirée, je jubile, je profite de l’instant. Le soleil décline, je me fais câline, le cocktail au bar de la plage nous attends, je rayonne, je suis moi, là, avec lui, sans me poser de question, que c’est bon. Nous rentrons, vite une douche ; l’apéritif dinatoire se prépare, tout en musique je me dandine, coquine. Nous continuons au vin blanc, longuement, impitoyable la bouteille de Cassis tombe. Le digestif est de rigueur, c’est fête aujourd’hui. Grisés et un peu gris, les esprits s’échauffent les envies se réveillent, en fait à peine endormies elles surgissent, vague déferlante sur son canapé, vague tendre sur sa couette alanguie. La température monte, le ventilateur tempère, je gémis, il transpire. Je me blottis, il surgit, mes fesses sous sa main tremblent, mon ventre sous ses doigts s’emplie.

Nous prenons goût à ces instants, les savourons jusqu’au dernier moment. Il m’invite gentiment à rester dormir pour me lever aux aurores. La proposition est tentante, mais la logistique m’en empêche, mais la prudence se fait oublier. Mon taux d’alcool doit frôler le déraisonnable j’en suis persuadée, mais 1h du matin je suis couchée, ivre mais comblée.

 

 

           

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