Lubéron

Une chambre dans un mas de l'arrière pays provençal. Un matin d'été, une brise légère et chaude. Le grand lit à baldaquin trône au milieu de la pièce ; les tomettes anciennes reflètent les premiers rayons de soleil qui pénètrent par la grande baie entrouverte. Tout est calme et volupté, la chambre aux couleurs beiges et dorées respire la douceur, le désir alangui.

Les lourds rideaux grèges suspendus au baldaquin vont et viennent lentement au rythme de la brise vespérale. Une femme est dans ce lit, seule elle s'est endormie. Pas très jeune, la quarantaine à peine passée, pas très mince, tout en rondeur, elle dort. Le drap de coton lui couvre une partie du corps, elle a le dos nu, il ne fait pas très froid. On devine des seins lourds, on y voit une fesse large et rebondie, une cuisse forte et pourtant si sensuelle. Dans ce tableau on occulte complètement les plis et replis que possède cette femme mûre. Elle respire la sensualité passive dans cette pose lascive.

L'homme rentre doucement, il approche sans bruit. Il lui avait donné rendez-vous la veille dans cet hôtel de luxe, il l'avait averti de son arrivée tardive, et vaincue, elle s'était endormie dans les bras de Morphée en pensant à lui. Ils ne se sont pas encore rencontrés, ils n'ont fait que parler via l'ordinateur. Ils n'ont pas voulu émousser leur curiosité en s'apprivoisant au téléphone, le mystère reste entier quant au timbre de la voix. Chacun imagine l'autre, chacun fantasme sur l'autre. Il y a bien eu échange de photo, oui bien sûr ils se sont plus à se voir par bribes visuelles. Mais la voix, le parler, le toucher, le tactile est si mystérieux, tout cela fait partie de leur jeu sensuel de découverte charnel.

Il est habillé près du corps, un corps grand, musclé et puissant, des mouvements souples, déliés, félins. Il porte un jean, une paire de bottes et une chemise blanche ouverte sur son torse, torse velu juste ce qu'il faut pour que les femmes voient là un coté rassurant, un outil d'excitation certain en y glissant les doigts.

Le voilà non loin de la couche de sa conquête, conquête faite au fil des mots, au fil des mails, au jour le jour à lire son écriture, ses fantasmes, sa sensualité transpirant sur le papier et enflammant son âme d'artiste à la fine intelligence. Plus il la lisait plus il voulait la voir écrire, plus il se disait qu'elle devait être connue ; autant pour cette sensualité latente que pour son esprit coquin et libertin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il trouvait que ses écrits allaient bien avec son physique, pas une pin-up, pas un canon, mais une femme mûre connaissant ses désirs, ses envies, et acceptant de les vivre en faisant quelques rencontres choisies.

A force de la lire, il la lisait et la relisait encore, les mots qu'il lisait étaient pour lui épidermiques, excitation et imagination qui s'évadait à chaque fois, pour elle, il retournait à son ordinateur, pour elle il devenait dur dans son pantalon et ses mots lui caressaient autant l'esprit que le sexe et c'était comme une drogue douce que de la lire quotidiennement, c'était avec passion qu'il lui répondait, peu et avec force, car son emploi du temps lui laissait peu de place à ce jeu dangereux mais auquel il tenait par dessus tout. Bien sur un jour il fallut se voir, il avait aussi peur qu'elle de cette rencontre, pour cela ils l'ont peaufiné dans leur fantasme, mis tout en place pour que tout soit beau, soit à la hauteur de ces récits, ne pas se rencontrer dans un hôtel miteux, une rencontre banale et un coït furtif. Non, cela n'était pas du tout le cas de ce « couple.

Il était convenu qu'il arrive peut être au matin pour la surprendre ; mais une séance d'enregistrement parisien l'avait retardé comme il le redoutait. Mais à la voir ainsi alanguie dans les draps, le corps abandonné au sommeil, les cheveux épars sur l'oreiller, il ne regrettait rien, il pouvait la contempler tout son saoul avant son réveil, il allait l'épier dans ses moindres gestes inconsciente de sa présence.

Il tend la main comme pour la caresser ou peut être la recouvrir du drap chu sur ses fesses rebondies ; non, en fait il fait mine de modeler tout son corps par des caresses, faisant faire à sa main des tours et détours pour suivre ses courbes épanouies, abandonnées à son regard gourmand, comme un sculpteur fignolant son œuvre il vérifie tous les contours.

Il choisit alors d'attendre le réveil de sa belle. Il prend place dans un fauteuil Emmanuelle, entrouvre un peu plus sa chemise et se met à l'aise. Il se met en position de fauve chasseur aux aguets de la  renaissance de sa proie...

De la terrasse on entend une légère musique envahir la pièce, musique douce à leurs oreilles car c'est de la  musique baroque tout en sourdine et qui éveille les sens tout aussi sûrement...On peut dire que le décorum est planté, et le temps suspend son vol sur cette scène si pleine de magie, de beauté, de sensualité et prometteuse de tant de belles choses, de beaux moments et de beaux échanges...

Il sent la femme s'éveiller au son de cette aubade musicale demandée au maître des lieux en son honneur. Il choisit alors de s'approcher d'elle, se met à ses genoux au bord de la couche, et murmure, d'une voix étonnement basse,  un bonjour suivi d'un baiser dans la nuque, baiser qu'il lui a tant donné virtuellement  en la quittant lors de leurs passages sur internet.

Elle ouvre les yeux, ne dit rien, le dévisage tendrement ; scrute chaque trait de son visage viril. Elle sourit, elle ouvre les lèvres, émet un son de contentement pour comme approuver cette empreinte qu'il lui a faite dans la nuque, la marque de son appartenance à ce chasseur si trouble, si dangereusement attirant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle se dit que le regard de cet homme est comme dans son souvenir, dans son esprit, de ces yeux fauves autant il en porte la couleur que l'attitude. Un regard qui jour après jour l'a fait rêver, l'a fait soupirer, l'a fait écrire aussi. Ce regard plein de promesses et plein d'interrogations aussi, plein de menaces et qui amène l'asservissement qu'elle subit avec ravissement au fil des jours.

Cet instant qui ne dure qu'une minute donne une impression d'éternité, de plénitude extrême ; un regard plongé dans un autre, deux sensibilités au diapason qui se cherchent, le silence se fait, les sourires s'affirment, les mains s'agitent.

Elle, toute en souplesse, se retourne sans fausse pudeur, laissant le drap recouvrir son bas-ventre, mais découvrant son opulente poitrine. Quelques vergetures, traces de plusieurs maternités marquent ces deux globes blancs laiteux. Leurs regards sont comme aimantés, fixés l'un à l'autre par un quelconque code secret. Toujours pas besoin de mots, la brise du matin, les rayons du soleil, le menuet en fond, tout est parfait. Il se décide à couper le lien et son regard captivé s'attarde sur ses seins. Elle ne perd pas l'occasion de poser les siens sur la toison de l'homme, déjà l'envie en elle lui dit d'aller poser ses mains, d'entremêler ses doigts à ce doux contact ; mais pour cela elle devrait bouger, et elle n'en a pas encore envie. Elle se laisse dévisager, intimidée elle attend.

Ils se regardent à nouveau et d'un accord tacite font un pacte, ils vont apprendre à se connaître, passer la journée à parler, une gageure pourtant : ne pas faire l'amour de suite, tellement leur désir est grand, tellement il a grandi au fil du temps, qu'il est à maturation, pourtant une envie les en empêche ; l'envie de le peaufiner au fil des heures de cette journée dans ce cadre superbe.

Ce matin, ce ne sera que regard, que pensées intimes et non-dits. Il ne la touchera pas, du moins pas le corps, l'attente sera longue, mais la récompense sera à la mesure de leur sacrifice pensent-ils d'une même voix d'un même cœur d'un même esprit. Ils sont en communion.

Elle reste cependant un instant encore allongée, il se penche alors pour déposer un doux baiser sur ses lèvres entrouvertes, un baiser léger comme la caresse d'ailes de papillon. , il se permet juste d'une main le frôlement d'un téton qui se dresse impertinent. Elle sourit, puis elle rit, il est sous le charme. Cependant aucune parole encore échangée et tant de choses déjà partagées.

Elle s'en va à la douche promptement, se faire belle pour cet homme. Lui, ne perd pas son temps, il plonge ses longues mains fines et musclées dans les draps encore chauds de l'être tant désirée. Il ressent encore sa chaleur, il sent encore son odeur, il s'imprègne longuement de sa moiteur. Sans honte et sans vergogne il prend place dans le lit pour un instant communier dans ce lit si accueillant de la nuit passée à l'attendre lui, le chasseur, la proie sortie du lit.

Il l'entend chantonner sous la douche, qu'elle chante bien, et c'est avec plaisir qu'il se laisse bercer par la douce ritournelle, le visage enfoui dans l'oreiller encore chaud de son sommeil et encore peuplé de ses rêves intimes.

Peu de temps après, la voilà qui revient vers lui, il ne bouge pas, il la laisse venir, admirant la douce femme qu'elle est, vêtue d'une longue robe de coton blanc mêlée de dentelles, une longue chemise lavande sur les épaules, les yeux maquillés dans des tons pastels rose et violine, cela éclaire son regard coquin du matin.

C'est à son tour de s'agenouiller au pied du lit et de poser ses lèvres fraîchement pintes sur les siennes ; elle, se veut plus insistante et plus incisive. Elle pointe sa langue pour un léger, léger frôlement, une timide présentation de son intimité, cela s'effectue dans la plus douce interaction, la caresse du vent sur un pétale de fleur, une retenue qui se sent et laisse pressentir de longs baisers passionnés.

Les deux langues se touchent à peine, s'effleurent comme la venue du printemps sur l'herbe tendre. Leurs regards se croisent à nouveau, c'est fort, intense, inexplicable, mais peu leur importe, il se lève déjà, la prend par la main et les voilà qui s'éloignent dans le jardin.

Il ne lui a dit qu'un seul mot ce matin, et depuis ils agissent en silence, ayant privilégié les regards et les effleurements.

Main dans la main, ils entament une longue promenade. Ils n'abordent pas encore leur rencontre ni l'alchimie qui s'en dégage jour après jour.

Ils préfèrent évoquer l'origine de leur rencontre commune. Les mots qu'il écrit, les images qu'elle leur donne, sa façon à elle de les retranscrire et son plaisir à lui de les relire. Ils abordent timidement le problème qui n'en est pas un. Ils sont drogués l'un de l'autre, les mots appellent les mots, plus il répond, plus elle a envie de lui, d'écrire sur lui, sur eux, d'imaginer des choses, des scènes, des caresses.....

Toutes ces paroles sont entrecoupées de sourires, de silences, de rires mêlés. Il la tient toujours par la main, caressant de ses doigts le bout des siens d'une façon si sensuelle qu'elle en frisonne. Ils n'ont pas arrêté de marcher, ils sont maintenant dans un immense verger et la brise promène le parfum des fruits par delà l'horizon.

Ils décident d'un commun accord de retourner à la villa, l'air devient trop étouffant et la chaleur à peine supportable. Le retour se fait sans un mot, car l'imagination court dans leurs esprits. Ils vont se retrouver seuls après le repas et c'est à ce moment là que tout risque de basculer.

Leur table est prête ; il vient lui tenir la chaise, galamment l'aide à s'asseoir. Ils sont un peu isolés du reste des autres clients. Mais qu'importe, ils se sentent seuls au monde. La nourriture est fine et légère, le vin frais et enivrant. Le repas passe, hors du temps, presque hors de propos.

Leur retour dans leur nid se fait sans qu'ils ne calculent rien, que la chaleur de la main dans la sienne, que les frôlements des bras au fil des pas, que les regards intenses, promesses tacites.

Elle passe le seuil la première et laisse tomber sa longue chemise lavande sur un sofa non loin de là. Il est tout prêt d'elle, tout contre elle, il pose ses mains sur ses épaules, et là, ne plus bouger, ne plus respirer, suspendre le vol du temps, juste respirer son parfum dans sa nuque, juste sentir l'odeur de son corps, deviner son désir, appréhender sa peur d'avoir à succomber à ce félin charmant, si attirant et pourtant si dangereusement énigmatique et plein de mystère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tension est palpable, le désir émanant de ses deux personnes est incontestable. Doucement, tendrement mais d'une main ferme il la retourne contre lui. Elle est plus petite, son visage arrive contre le torse de l'homme ; de son autre main il lui relève le menton pour plonger ses yeux dans les siens, il lui caresse en même temps le dos du bout des doigts, sensuellement. Ils se dévisagent un instant, pas longtemps, non, juste une fraction de seconde. Il penche alors son visage et vient lui déposer un baiser lèvres contre lèvres ; il entrouvre alors le seuil et y plonge sa langue. S'en suit alors un baiser passionné, lent, sensuel où toute la tension retenue pendant tant de temps s'évacue par des caresses de lèvres, de langues ; elle vient lui mordiller la lèvre inférieure, lui lécher la supérieure dans des baisers si sensuels qu'ils relèvent plutôt d'un ballet sexuel, elle ne lasse pas de jouer avec cette bouche dont elle a tant rêvé, qu'elle a si souvent regardé en photo. Ses lèvres vont et viennent sur celles de l'homme, sa langue explore et fouille sans relâche, ses dents excitent et titillent toute cette zone sensible et érogène.

L'homme se laisse faire mais participe activement à ces manœuvres érotiques. Elle en a profité pour ouvrir la chemise de l'homme et y a glissé  une main, qu'elle a plongé dans cette douce toison brune et sombre. Son autre main caresse la nuque de l'homme, ces deux caresses conjuguées accompagnent le mouvement de sa bouche sur la sienne en une parfaite osmose. Ce baiser semble durer une éternité. Il n'en finit plus, ils vont s'embrasser à en perdre leur souffle, ils vont s'embrasser comme pour décharger toute la tension accumulée au long de ses longs mois d'attente. Lui a choisit pour accompagner son baiser de passer sa main dans ses cheveux, elle lui a dit aimer cela pendant un baiser, et il s'en aperçoit...son autre main a choisi un chemin plus compliqué, elle a défait la robe, laissant la belle en sous-vêtement.

Cependant, il n'ira pas trop loin, il va se contenter de lui caresser les reins et le haut des fesses, sa main caresse la dentelle de ce string boxer si fin qu'elle porte. Il l'a déjà vu nue ce matin, mais à cet instant, dans cette situation si érotique et pourtant si classique, deviner sa nudité sous des dessous affriolants, justement, l'affole au plus haut point.

Pas besoin d'être voyant pour s'apercevoir que l'homme est excité, son jean tendu le prouve, la femme le sent tout contre lui, ce sexe d'homme qui ne demande qu'à sortir de sa cage. Mais l'instant n'est pas encore venu de libérer le tigre qui sommeille en lui, elle se contente pour le moment de le faire ronronner, de titiller son désir en le bridant tout autant.

Il est accroché à elle comme un bateau ivre, il pourrait vouloir passer à autre chose, l'amener sur la couche pour découvrir son corps, mais la passion de ce baiser le cloue au sol. Il n'a jamais vécu cela et il en reste coi.

Il subit en victime consentante la passion qui déferle, y mêle la sienne et ce baiser n'en finit plus. Quelle beauté dans cette image, deux êtres comme accrochés l'un à l'autre, dans une posture telle que l'on pourrait croire que les désunir serait impensable, voire dangereux. A ce moment précis, ils ne forment qu'un.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est elle qui va interrompre l'union de ce baiser insensé. Elle s'éloigne à peine de sa bouche, le regarde profondément, et recule petit à petit vers le lit. Elle sait, elle se doute qu'à ce moment là que tout va basculer. Elle finit de lui enlever la chemise qu'elle avait déjà déboutonné mais qu'il portait encore, tout se fait en silence, avec juste leurs respirations rapide et saccadée qui essayent de reprendre leur calme en fond sonore.

Elle sait qu'elle va bientôt perdre le contrôle, que lui va reprendre son rôle de prédateur et elle ne sera alors que la victime ô combien consentante dans cette chasse amoureuse.

Elle le déshabille peu à peu, elle défait la boucle du ceinturon. Le bouton du jean saute sous un coup d'ongle. Il laisse échapper un soupir. Elle s'enhardit et lui enlève son jean. Mais son regard ne peut se détacher du boxer noir moulant qu'elle découvre et de la bosse qui l'appelle silencieusement. Que va t-elle faire, le laisser prendre les choses en main ou bien continuer à garder le contrôle ? non, elle choisit de s'abandonner dans ses bras ;  il l'allonge alors sur les draps avec une douceur...... sans empressement.

Son regard descend sur ses seins, son ventre, ses cuisses, tout en elle lui plait, cette maturité si sensuelle, ces rondeurs si généreuses qui ne demandent qu'à être caressées.

Il choisit de libérer ses seins de cette si jolie dentelle blanche qui les cache. Elle ferme les yeux un instant. Elle gémit à peine sous la dextérité  dont il use pour faire disparaître le soutien-gorge. Il passe alors ses mains une à une sur chaque sein, se penche vers eux et d'un souffle léger va exciter les tétons qui se dressent timidement vers lui.

Elle ouvre alors les yeux et le regarde faire, elle le voit penché sur elle, elle s'attarde sur ce torse musclé et velu, cette odeur entêtante qui se dégage de cet homme la grise au plus haut point, elle est sensible aux odeurs et connaît le nom du parfum qu'il porte, elle est sensible à cette attention, ils en avait parlé.......Elle observe ses mains, sur sa poitrine, elle devine le visage de l'homme s'en approchant, elle le contemple presque amoureusement, pressentant la douceur et la dureté de son amant.

Un à un il vient lui embrasser les seins, ses mains les caressant un à un. Elle soupire d'aise, il la sait sensible à ses caresses, à ses baisers distribués savamment. Il lui lèche longuement les auréoles qui se tendent sous la torture.

Elle pose ses mains sur les épaules de l'homme. Elle se cambre sous la caresse. Il devient plus mordant, plus incisif dans ses baisers, ses tétons n'en peuvent plus de durcir. Il choisit alors de laisser aller ses mains à l'aventure, sa bouche suivant de peu. Elle se cambre, la tête s'enfouissant dans l'oreiller. Sans le vouloir  et sans s'en apercevoir elle a glissé vers le centre du lit, écartant peu à peu ses lourdes cuisses.

Il lui caresse le corps, entièrement, passant du bas en haut et inversement, il ponctue ses gestes de baisers appuyés, mouillées, mordillant de ci de là. Il s'allonge à coté d'elle, presque sur elle tant il a envie du contact de sa peau sous la sienne. Il remonte peu à peu s'attardant sur son entrecuisse, passant un doigt le long de la dentelle, juste de quoi avoir le frisson, ou envie que la main plonge plus loin, arrache le bout de tissus...il ne fait que titiller son envie, leur envie, mais ne veut rien précipiter.

 

 

 

Ils avaient dit, s'aimer tout en douceur, et ils s'y tiennent, difficilement mais ils s'appliquent à ressentir de façon la plus exacerbée possible leur plaisir, leur désir monté pour ensuite se laisser aller à l'extase.

Là, il veut lui dire comme il  la trouve belle et désirable, sa voix chaude vient le lui susurrer à l'oreille.

            Elle trouve cette voix si troublante, si sensuelle là, juste dans le creux de son oreille.....elle en frissonne.  Ce ne sont pas des mots d'amour mais de tendresse, de désir, d'envie......cela est si bon à entendre, qu'elle ne redemande, elle le chuchote, pour ne pas troubler ce moment si étrange et si beau à la fois.

            Silence entre eux. Juste le bruit des cigales dehors, la brise dans les arbres. Et là il lui pose une question qui peut tout faire basculer ; en temps normal cette question ne se pose pas, mais ils ont décidé de faire autrement, avec des manières d'un autre temps. Il lui demande « je peux ? », et dans un soupir elle dit « oui ». c'est alors qu'il va délicatement lui enlever ce qu'il lui reste de tissus sur son bas ventre, et fait de même pour son boxer. Les voilà nus.

Rien que cela change leur intimité, ils ont décidé par un oui, par ce consentement presque sacré, de passer à une autre étape, là où ils vont tout donner, se donner tout entier l'un à l'autre.

Les voilà nus l'un contre l'autre. Cette barrière tombée a l'air de les intimider et pourtant on peut lire tellement de désir dans leurs yeux.

Sans se concerter, il décide alors de s'alanguir dans les draps, se cale bien dans l'oreiller et va laisser sa belle prendre les initiatives. Ce nouveau jeu lui convient, elle se redresse sur un coude et décide alors de le caresser juste de ses mains. Elle va même débuter par les pieds. Elle est penché sur lui, une vieille blessure l'empêchant de s'asseoir sur ses pieds, elle est à quatre pattes, ce qui lui donne une bien belle vue. Ses seins balancent au gré de ses mouvements et il en est comme fasciné. Elle lui caresse peu à peu les mollets, les genoux et arrivent aux cuisses. Elle n'a pas besoin de poser les yeux plus haut pour deviner le sexe tendu vers elle. Mais bien sur elle ne va pas s'y attarder de suite, elle veut attendre encore. Le seul geste qu'elle se permet, et ce n'est pas un geste anodin, c'est poser un long baiser sur le gland, amoureusement.  Il n'en peut plus, il est tendu à l'extrême et là ce baiser le rend fou car il sait qu'elle ne va pas s'y attarder. Il lui fait comprendre par un long râle son plaisir et sa déception mêlés. Et la voilà déjà repartie sur le ventre,  ses mains caressent les hanches, s'attardent entre le nombril et le pubis, elle passe du bout des ongles de haut en bas et faisant mine de dessiner lui entraîne des frissons et les soubresauts de son sexe qui n'en peut plus de se tendre et d'attendre.

Elle s'en va remontant doucement et une main de chaque côté elle caresse sa douce toison. Elle titille chaque téton avec application, avec sadisme, elle va même jusqu'à passer une langue dessus et les mordiller l'un après l'autre. Elle remonte jusqu'au cou, aux oreilles, elle caresse presque amoureusement le visage de « son » homme, la bouche pleine et sensuelle, le menton volontaire, les joues, les paupières, le grand front.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle lui demande alors de se mettre sur le ventre ; chose ardue vue l'érection qu'il le torture, mais qu'importe, il s'exécute !

Et la voilà qui repart de haut en bas dans ses caresses du bout des ongles, sensuelle et cruelle à la fois. Ses épaules sont largement et fermement bâties, elle aime y poser les mains, sentir cette peau chaude et tendre. Le bas du dos l'excite passablement. Elle est plus insistante plus curieuse de ses doigts. Les fesses de son amant la fascinent. Elle sont si fermes si pleines et si belles à regarder qu'elle en reste bouche bée.

Ses mains n'osent s'y aventurer. Elles les appréhende en douceur, timides et curieuses à la fois. Une à une, elles se posent et une à une elles caressent leur côté. Cette croupe palpite sous ses mains, ne demandent qu'à se cambrer, à prendre vie, à prendre son inspiration et s'ouvrir à ces mains surprenantes...

Une main pourtant s'aventure plus avant et s'en va vers le sillon fessier, l'homme a un léger sursaut, mais de plaisir surtout. Il se tend vers elle, demandeur de plaisir, de sensation nouvelle. Elle y voit une invitation et y répond bien volontiers d'autant que cela l'excite aussi. Elle caresse de haut en bas et inversement du bout du doigt tout en passant son autre main sur les fesses tendues.

Quand sa main frôle les bourses, ces dernières sursautent...elles se contractent sous le contact et la montée d'adrénaline qui en découle. Son audace s'affirme et sa main vient titiller son intimité la plus intime. Par mouvements circulaires et plus appuyés à chaque fois elle  va s'immiscer plus avant. Pour ne pas le froisser, lui faire mal, elle passe son autre main dans son intimité personnelle et s'en va l'humidifier avant de reprendre son massage. La peau s'assouplie, se montre plus tendre, familière. Pourtant elle n'insiste pas, ce n'est pas le bon moment, juste un moyen de faire plus ample connaissance.

Elle finit ses caresses jusqu'aux mollets et se met alors elle-même sur le ventre pour le regarder, cote à cote, ils se dévisagent presque amoureusement, elle lui caresse la joue, tendrement et lui sourit heureux ; ce calme dure quelques minutes puis son sourire devient chasseur, carnassier, et elle se sent devenir proie, victime consentante de cet homme à l'allure si dangereuse. 

Tout à l'heure, il l'a caressé quand elle était sur le dos, là il va lui caresser ce dos, ponctuant de longs baisers humides la descente de ses mains.

Sa bouche au creux de ses reins, une envie lui vient, il s'absente quelques secondes pour aller chercher une huile de massage, s'en met un peu dans la paume d'une main puis vient s'asseoir délicatement sur les fesses de son amie.

Une douce odeur de romarin se propage dans la pièce, un fond de musc la domine cependant. Cela donne un petit plus, excitant. Elle se laisse faire, elle adore les massages, elle sent bien que celui là est différent mais qu'importe, elle en accepte les augures... L'homme est comme posé sur elle, elle ne sent pas son poids, elle ne sent qu'une chose, le sexe de l'homme, tendu et pointant devant lui s'est délicatement placé entre ses deux fesses et ce doux frottement est des plus agréables pour eux deux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus il masse, plus son sexe s'immisce dans ce sillon si accueillant et la belle gémit de plaisir, c'est si sensuel que ça en devient presque sexuel, les odeurs qui flottent dans la chambre exacerbe toutes ces sensations.

Il décide de lui masser les fesses et change lui même de position. Il est accroupi sur le coté, elle ne se lasse pas de le regarder, ses yeux se posent sur le dos de son partenaire, elle soupire d'aise. Victime consentante elle se cambre peu à peu ; le masseur a du mal à se concentrer il faut l'avouer. Il ne se lasse pas de toucher sa peau, de sentir les effluves qui s'en dégagent.

Le massage terminé, il décide de passer aux choses sérieuses, il va juste se rincer les mains, et à son retour  il voit sa compagne assise au bord du lit, il s'approche d'elle et sans un mot, juste un accord tacite qui est passé par leurs yeux, elle prend son sexe entre ses lèvres, elle pose ses deux mains sur les fesses musclées de l'homme et ainsi le sexe s'enfonce en elle. Ses doigts caressent le postérieure  masculin au rythme des succions dont elle le gratifie.

Et la voilà s'appliquant dans une douce mais ferme fellation. Elle avale le sexe, lui fait prendre l'air, elle s'attarde du bout des lèvres et d'un léger mordillement elle titille le gland gonflé. Pendant ce temps l'homme soupire, respire fort, il lui caresse les cheveux avec tendresse, mais quand la succion se fait plus assidue ses doigts accrochent ses mêmes cheveux et presse la bouche sur son sexe.

L'homme est endurant, on ne l'achève pas si facilement, la fellation promet d'être longue et intense avant qu'il ne succombe.

Elle décide alors de se bien se caler et ainsi d'avoir une autre vision de la verge turgescente qu'elle suce si consciencieusement.  La voilà allongée, la tête  bien soutenue par quelques oreillers. Elle se place sous l'homme, maintenant à genoux sur le lit, jambes écartées.

Elle a les bourses maintenant à portée de bouche, sa langue vient les titiller une à une puis les deux ensemble. Ses mains câlinent les cuisses puissantes de l'homme, remontent vers le sexe qu'elles attrapent conjointement en une caresse ferme et entraînante. Il la laisse faire, la dominant totalement, leurs regards se rencontrent et la voir prendre autant de plaisir à l'aimer le rend heureux, il lui sourit, et l'encourage à lécher et sucer de plus belle, ce qu'elle ne manque pas de faire, obéissante et soumise.

            Il a envie d'elle alors, et en un mouvement souple, il se retourne, elle n'a pas bougé, elle est toujours sous lui, en a profité pour reprendre son souffle ; délicatement il lui remet son sexe en bouche, elle en soupire d'aise. Il s'approche de son entrejambe timidement entrouvert. Déjà il aperçoit une lueur, son sexe brille déjà. Il va étancher sa soif à la source de cette femme qu'il désire depuis si longtemps.

Il prend son temps, lui embrasse le bas ventre, les cuisses en la caressant. Imperceptiblement elle lui ouvre son intimité, les cuisses se décontractent et laisse la place aux baisers de l'homme. Par petites touches, il lui embrasse la peau si fine qui se trouve tout en haut des jambes et qui rejoignent les lèvres, elle en frissonne de la tête aux pieds. Il souffle sur ce sexe étincelant qui n'attend qu'une chose, la visite de sa langue....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les voilà alors qui s'engagent dans un ballet magique, un corps à corps frénétique et érotique. On n'entend plus les soupirs, les bruits de succion, les râles, dans la chaleur moite de cette chambre.

Dans ce plaisir partagé, elle viendra à la jouissance extrême avant lui. Elle se laisse aller à crier son plaisir, des larmes coulent sur ses joues tant la jouissance qui a déferlé en elle, la submerge comme une lame de fond inconnue encore à ce jour. Il veut la voir heureuse, si émue des sensations qu'il a pu lui procurer. Il revient face à elle, vaincue, victime de la dextérité de son amant. Il veut jouir de son bonheur, et prend place à ses cotés pour lui murmurer un mot doux à l'oreille. Son sexe toujours tendu, n'est pas encore prêt à exploser, l'homme sait se contrôler pour satisfaire sa partenaire.

Elle se relève alors et vient s'asseoir sur son amant, ou plutôt vient s'empaler, elle se glisse sans difficulté aucune sur ce mât conquérant

Elle prend plaisir dans cette position, ils peuvent se dévisager à nouveau, il pose ses mains sur ses hanches pour accompagner son balancement. Puis elles remontent sur les seins et lourds qui dodelinent en cœur.

Ils se sourient, se défient, s'interrogent silencieusement. Il prend entre ses pouces et ses majeurs les deux tétons qui fièrement se dressent. Elle lâche un « oh » de surprise et de plaisir mêlés. Elle n'interrompt pourtant pas son va et vient sur le sexe qui l'emplit et qui peu à peu la rend folle.

Les yeux rivés l'un à l'autre, ils tanguent d'un seul corps, dans un même rythme, allant et venant comme une vague qui s'échoue. L'homme ne se lasse pas de ce spectacle mais son but n'est pas d'épuiser sa belle ou de réviser son kamasutra. Ils vont donc laisser la vague déferler, les dévaster de plaisir en un appel silencieux il lui donne le coup de boutoir final qui l'amène à la jouissance la plus profonde, elle, dans un cri de satisfaction sauvage le dévisage  et seulement alors il se laisse aller à sa jouissance et l'inonde intérieurement d'un jet puissant et chaud, il crie son plaisir, il ferme les yeux dans un râle profond, elle ne l'a pas quitté du regard. Elle vient s'allonger à ses cotés, il l'a prend dans ses bras, lui caresse le bas du dos, elle respire encore son odeur blottie au coin de son épaule et ainsi heureux les amants s'endorment...........

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