Monsieur

Prologue.                                                                                               
13h39 mon téléphone  sonne. Monsieur me demande où je me trouve. Juste en bas de la rue au café. Je pensais devoir attendre 14h vos 14h15. Il me dit 
être arrivé. Dans la chambre. Je dois venir.  Immédiatement. Chambre 103.
Me voici en haut de la rue. Mon cœur bat la chamade mais je me sens pourtant bien à cet instant. Je salue les femmes à l'accueil et me dirige 
directement  vers l’ascenseur avec dans l'idée que mes jambes ne me portent plus vraiment et qu'elles flageolent.
Je sors de l'ascenseur et tape à la porte 103.
Monsieur  ouvre la porte. Torse nu. Intimidant. Semblant occuper tout l'espace et je manque  d'air. Je ne sais comment me comporter, ne voulant pas 
mal faire.
Il me met pourtant  à l'aise. Je sais que j'ai confiance en lui et que rien de mauvais ne peut m'arriver.  C'est juste que je ne sais pas comment me 
comporter et je suis persuadée qu'il va me guider d'une main ferme mais caressante à la fois.
Je reçois l'ordre  de me déshabiller. Il me regarde face puis de dos. M’ordonne de m'asseoir et de lui donner mon devoir du jour puis nous signerons 
notre contrat avant toute chose.
Ne trouvant pas ses lunettes, Monsieur me faire lire mon devoir. J'y mets le ton, tout mon cœur et un moment l'émotion  me submerge.  Je fais en sortede ravaler mes larmes et finis ma lecture. Nous passons ensuite à la signature du contrat. Mes mains tremblent encore. 
Un bref instant Monsieur m'autorise un baiser guimauve puis effectue une mise au point relative à ce qui m’a fait pleurer quelques instants auparavantLes mots « fatidiques » ne sont pas prononcés et je ne les écrirais pas ici. Mais il faut néanmoins que je signale que ses propos  ont balayé tous mesdoutes et ont  quelque part été tellement plus fort que 3 petits mots et la portée en est bien plus forte pour moi. J'étais prête à me donner mais là je suis sereine. Cet homme là  me sidère  comme personne.
Monsieur  m'autorise à le toucher. Il m'ordonne de lui caresses le torse de lui pincer les tétons de l'embrasser. Je lui prodigue mes caresses avec 
plaisir. Il m'embrasse entre ces caresses. Il me demande alors de lui sucer le sexe. J'aime le faire, j'aime le lui faire. Je m'y applique. Il 
m'encourage et me complimente. 
Je vais être surprise alors qu'il  me pose des pinces à tétons.  Chose que je ne connais pas du tout. Je ferme les yeux mais ne refuse pas la douleur.Monsieur  me demande alors si j'ai bien intégré le safeword. Ce que je confirme. Il me conduit contre un mur,  face au mur et me fesse. Je ne bronche pas. J'aime ça en fait. Je suis juste en talon car il m'a fait me dévêtir. Aucune gêne. Presque du plaisir  à  me déplacer ainsi. Il prend la 
chênette entre mes seins et me déplace à sa guise. Je me sens objet, soumise, sienne. Etrange sensation, nouvelle et grisante. Je ne sais comment direautrement. 
Les pinces ne sont pas très agréables mais  je ne dis rien. La cravache remplace la main. Monsieur  me demande de lui donner une échelle de douleur.  Je pense à ce moment là être honnête mais je me surestime. Peu importe je ne peux me dédire. Les coups de cravache suivants sont plus durs et j'ose
pourtant le dire quand il m’interroge. Je lui dois toutes les vérités quand il me questionne. Je l’ai signé sur le contrat et même sans cela je ne 
pourrais lui mentir.
Les instants où Monsieur me demande de le sucer sont magiques. J'aime  vraiment lui procurer cette caresse buccale. Les moments où il me prend sont autant de bonheur. Il me possède. Il est au fond de mon ventre. Je ne lâche pas son regard. Ne baisse pas les yeux. Là où je baisse les yeux est le
moment où il me prend dans la salle de bain. Notre reflet  est si beau mais je ne peux me regarder. Et là je ne sais par quelle  magie, avec une voix si persuasive il me dit sur je suis belle même très belle et que je dois me regarder.  Là, oui là, c'est de la magie pure. Il me pénètre, me possède 
et nos yeux ne se quittent pas. Que je l'aime à ce moment car effectivement je me sens belle...
Retournant dans le lit, il me prend puis  à l'improviste ou presque  il s'introduit derrière. Je suis, j'avoue, un peu surprise. Je pensais, bêtement,qu'il  me préparerait un peu mais à y réfléchir il a agit comme il le devait. En Maître. Mes yeux ont exprimé ma surprise et mes lèvres ma douleur. 
Brève mais là. Elle passe pourtant bien vite laissant place à une sensation de plaisir. De fierté. Combinant plaisir et fierté d'être  possédée, totalement. Être  à lui. Totalement. Et d'aimer ça. 
Vient le moment où il me menotte.  J'adore. 
Il me guide pour les caresses. Les pénétrations. Il m'allonge sur le dos. Me fait lever les bras. Me pose une serviette sur les yeux. Fouillé dans son sac à malice. Le "pire" est que je n'ai pas peur.  Je lui confie mon corps et ma vie. Mon âme et mon amour. Sans retenue, sans peur et aveuglement. 
Je le laisse jouer avec mon corps, le pénètre avec son gode dont je ne fais que deviner  l'ampleur. Il va et vient plus fort plus vite plus loin. Mon plaisir  monte, enfle et là, je perds pied,  mes sentiments me submergent. Les sanglots montent et me déstabilisent totalement. Je pleure je panique 
et c'est incontrôlable. Et là pour la troisième fois Monsieur me scotche. 
Il lève  les menottes. Enlève le gode. Ôte la serviette de mes yeux et me prend dans ses bras. Me dit de lui dire ce qui m'arrive. De parler et de ne plus pleurer. Dan a pris le relais à ce moment. 
Je parle je me calme. Le jeu est terminé. La situation revient  à la normale. On parle. On se caresse. On s'embrasse  on se câline. Je m'en hardis et l'embrasse.  Le cajole. Le dévore du regard. Puis n'y  tenant plus je le chevauche.  Je le sens durcir. L'introduis en moi. J'aime autant que lui 
cette posture. Je veux le sentir à nouveau jouir en moi. J'aime. 
Je l'aime.
Nous partageons alors le chocolat qu'il aime tant. C'est si plaisant quand il met un carré dans ma bouche que ça en devient carrément érotique. 
Une douche rapide et une ambiance détendue clôt le rendez vous. Nous allons jusqu'à sa voiture il me déposera non loin de là.