Moon

Au hasard de nos vies, nous arrivons, Monsieur et moi à nous croiser sur Paris. Qu’à cela ne tienne, l’occasion est trop belle, le Moon nous tend les bras. Après sa journée de travail, il me donne rendez-vous directement devant.

Soin de la tenue, propre absolument partout et sans un poil qui traîne, je suis à l’heure. Il aime ma ponctualité. Je ne loge pas loin à vrai dire.

Soirée tiède d’automne, je suis peu vêtue mais j’ai le trench parisien qui me protège. Je le vois arriver de sa démarche féline, un sourire mystérieux aux lèvres mais heureux de me voir.

Il me prend fermement par la taille, une main dans les cheveux, un long baiser. Seul moment apparent de « tendresse » qu’il s’accorde, qu’il m’accorde. Une fois la porte passée, la donne va changer je n’en doute pas un instant et je suis un peu, je suis  toujours stressée à ce moment là.

 

La porte s’ouvre. Je regarde autour de moi, je n’y suis jamais rentré. Une fois dans un semblable et plus petit dans un autre coin de Paris. Il connaît visiblement l’endroit et me guide jusqu’au vestiaire. Je me déshabille, maintenant coutumière du fait de devoir être nue en sa présence. Il me met mon collier, symbole de mon appartenance, et je marche derrière lui tirée par ma laisse. Toujours un peu honteuse mais toujours aussi fière d’être à Lui et avec Lui, tout simplement.

 

Sur le palier, je devine les salons privés pour deux. Je n’y ai plus droit ou du moins je ne le mérite pas encore. Monsieur me mène d’abord à l’entresol, il y a du monde, du moins beaucoup d’hommes et quelques couples dont on devine certains en quête de frisson uniquement vu les airs effarés. J’ai le plaisir de voir Monsieur se diriger vers le jacuzzi mais je comprends vite. Uniquement des hommes, la laisse est pendue avec les serviettes, mais tout le monde me dévisage, je rentre la première et Monsieur me montre ma place en prenant soin de me faire tourner que ces hommes me voient sous tous les angles. Une légère impression de marché aux esclaves, mais qu’importe je suis là en connaissance de cause.

 

Il ne s’assoit pas à côté mais face à moi. Je vois ses hochements de tête et dans la foulée je sens des mains me caresser, me palper, me jauger. Rien de plus. Rien de sexuel n’est autorisé dans l’eau de toute façon mais la chose est assez humiliante et je me raccroche au regard de Monsieur pour supporter cette mise en situation.

 

Après quelques minutes, il me dit de sortir de l’eau et de l’attendre ma laisse à la main.  Il s’entretient avec quelques hommes et vient me rattacher et m’emmène ailleurs.

 

Nous arrivons tous les deux dans un salon moyen avec le sol matelassé entièrement. Il me place au centre. Lève la laisse et me bande les yeux. Je dois attendre les mains attachées dans le dos par une cordelette qu’il a savamment enroulée autour de mes poignets. Je suis pieds nus pour l’occasion.

 

Je devine l’arrivée d’autres personnes, je suppose qu’il s’agit des hommes du jacuzzi mais je n’en sais rien. Je sens des mains sur moi, des sexes me frôlent, des doigts me tâtent, aucune main timide, mais des mains assurées, curieuses, demandeuses. Je sens Monsieur près de moi, j’entends sa voix, il est face à moi, c’est lui qui me fait me cambrer, c’est lui qui me fait écarter mes cuisses en mettant sa main entre mes jambes, sa main vient caresser mon sexe.

 

Il me dit, un brin accusateur, « ma salope tu mouilles déjà, ça t’excite tous ces mecs, toutes ces queues autour de toi, tu vas être servie alors ». Il finit par un baiser violent, amourtoritaire,  me mordant la langue. Et je le sens s’éloigner. Un vent de panique me saisit, une chair de poule incontrôlée. Un tssssss ferme me remet dans la réalité.

 

Me voici donc au centre d’une pièce mains dans le dos attachées, jambes écartées, fesses cambrées, yeux bandés, entourée d’hommes en rut, et Monsieur qui supervise le tout. Je sens alors que tout semble un peu s’affoler, des mains me palpent plus fermement, des doigts tirent mes tétons, je gémis et de surprise et de douleur et de plaisir je dois avouer, je me mords les lèvres pour ne pas me plaindre. Je n’en ai pas le droit, je dois tout accepter. Une main vient alors fouiller mon intimité, un puis deux puis trois doigts...je dégouline, pendant ce temps je sens une langue venir fouiller mon sillon fessier et des mains écarter mes fesses pour plus de faciliter.

Si je comprends bien, j’ai en quelque sorte deux hommes qui « s’occupent » de moi. Monsieur m’encourage par une parole que je prends pour un compliment, « ma petite catin semble prendre du plaisir ». J’aime l’entendre, j’aime être à lui verbalement aussi.

J’entends d’autres bruits, d’autres soupirs, je comprends donc qu’il y a d’autres hommes autour de nous qui n’interviennent pas. J’entends le bruit fait par leur main sur leur sexe astiqué en rythme avec leur respiration bruyante et leurs commentaires obscènes. 

 

L’un des hommes veut m’allonger. Monsieur intervient pour que je n’ai plus les mains dans le dos mais toujours liées je dois allonger les bras au dessus de ma tête.

Une fois au sol, les deux hommes reviennent vers moi, en fait sur moi. Je sens que la bouche sur mes seins n’est pas la même.

Les doigts en moi non plus, ceux là sont plus gros plus curieux, plus furieux aussi. J’étouffe un cri de plaisir mais ma bouche est alors forcée par un sexe qui vient se présenter impératif et qui s’enfonce sans égard.

Je m’applique à sucer ce sexe qui est déjà sous ma langue d’une taille plus qu’honorable. Il se penche sur moi et vient me tirer les tétons, les maltraitent quelque peu, je grimace mais je suis concentrée sur ma fellation. C’est alors que l’autre homme, que je viens d’entendre poser son préservatif, vient de la même façon, sans douceur écarter mes cuisses et me prendre le ventre d’une seule traite. Là encore, sursaut, surprise, réalité du sexe, de sa taille en moi, il a l’air d’occuper tout l’espace, me remplit, me soulève les fesses, de ses mains larges, je dois poser mes pieds sur ses épaules pour qu’il vienne me fouiller au fond ; ses coups de butoir n’en finissent pas, inusable il lime, me baise bruyamment. La sensation, le bruit, le plaisir m’excite et je suce bien comme il faut ce sexe qui maintenant est tendu dans ma bouche. 

Ils intervertissent alors leur place mais je dois aussi changer de position. Monsieur m’aide à me mettre à genoux, j’ai donc les mains déliés mais toujours les yeux bandés. Quand Monsieur me délie les mains, une légère caresse dans mes cheveux me fait comprendre sa satisfaction ; il ne m’en faut pas plus. Un sourire m’échappe qu’il voit bien évidemment et comme pour me calmer et me motiver à la fois me dit « je vois que ma petite pute se comporte comme j’aime ». J’apprécie moins ce qualificatif mais en fait que suis-je à l’instant autre que SA pute.

Le premier a levé le préservatif et je le prends donc en bouche, à peine ramolli, il durcit à nouveau bien vite. Quant à l’autre, pose du préservatif faite, il s’introduit sans égard dans mon ventre à son tour. Là aussi, ma langue ne m’a pas trompée, taille plus qu’honnête de l’individu que je n’ai pas vu.

S’en suit une scène un peu folle ou je suis en train de jongler avec deux queues, deux grosses queues en moi. La levrette prend de la vitesse, de la profondeur, de l’intensité et me fait jouir alors que j’ai la bouche pleine. Mon corps se tend. Ma jouissance m’a fait sucer plus fort et l’homme jouit dans ma bouche sans que j’aie pu appréhender la montée de son sperme. Qu’importe,  je l’avale ne cachant pas mon plaisir. Il se retire de ma bouche et s’en va le long du mur je suppose. L’autre est toujours en train de me besogner sans relâche et j’entends une question jaillir derrière et sans avoir tout compris je le sens se retirer de moi et venir jouir sur mes fesses. Je ne dois pas bouger sans ordre, je reste donc ainsi dans cette position. Celui donc j’ai bu le sperme revient se coucher près de moi, et je comprends que je dois m’empaler sur lui, il est déjà à nouveau dur, il n’a pas du débander et en redemande, je m’enfonce sur lui.

Celui qui a joui sur mes fesses est dans le même cas de figure. Encore bien fringuant il vient durcir sous ma langue, a genoux au pied de l’homme que je chevauche. 

Les bruits de râle se font entendre de tous cotés,  je me demande bien combien d’hommes sont là et je devine comment tout cela va se finir mais je ne préfère pas y penser pour l’instant toute à ce que je dois « subir ». 

Les protagonistes vont encore intervertir leur place. J’ai mal aux genoux et Monsieur le devine aisément à la façon dont j’essaie de garder la position pour ne pas le mécontenter. Il intervient alors. J’ai toujours les yeux bandés. Il me relève et je souffle l’espace de quelques secondes uniquement. Les deux hommes sont là, tous prêts, plus près que tous les autres, ils attendent les instructions de mon Maître. Ils échangent tous les trois à voix basses. Je ne saisis rien et demeure dans le flou. Puis je sens que Monsieur s’allonge, il me guide jusqu'à sa queue, me revoici momentanément à genoux, je le suce comme je sais le faire et encore mieux pour lui bien évidemment. Pendant ce temps là, l’un des deux vient me prodiguer une caresse buccale sur mon petit trou, tandis que l’autre me doigte ; cela ne dure pas très longtemps car Monsieur me prend un bras et me fait prendre une pose que je juge incertaine et acrobatique ; je dois m’asseoir sur son sexe, mais je suis très surprise alors que son sexe veut me prendre par derrière. Je fais du mieux que je peux, il me laisse m’empaler presque à mon rythme car ses mains sur mes hanches forcent un peu la descente. Je grimace l’espace d’un instant, je sais que tout le monde m’observe. Me voici empalée sur lui et en me tenant légèrement en arrière, cela laisse toute latitude à l’un des deux autres pour venir se positionner et me pénétrer devant. Après quelques manipulations pour que tout se passe bien, nous allons et venons, enfin surtout moi qui bouge et l’homme qui me suit sa queue bien au fond de mon ventre. Le troisième homme vient y ajouter sa queue dans ma bouche. 

C’est au bout de quelques minutes que les choses changent… je prends du plaisir à cette sodomie profonde et « intime » pour moi. J’apprécie le fait qu’il n’y ait que Monsieur qui ait cette place. J’espère qu’il gardera toujours ce territoire uniquement pour lui. Là, je lui appartiens, à lui, uniquement   lui. Par cette limite, je pense toujours qu’il me possède corps et âme. Mais je divague.

Les hommes sur un signe de Monsieur s’approchent, me frôlent tour à tour, je sens leurs odeurs, leurs transpirations, j’entends leurs râles obscènes de plaisir dans mes oreilles, je sens des sexes effleurer mes cheveux. Scène tant appréhendée mais que je vis comme dans une bulle. Un espèce d’hommage qu’ils me rendent, moi qui leur inspire tout ce désir toute cette lubricité combinée.

Les deux sexes en moi, me rendent toujours folle, les parois étroitement liées et remplies, cela excite bien sur aussi les hommes en moi, celui que je suce domine la scène et ne tarde pas à jouir longuement encore une fois dans ma bouche mais alors qu’il n’en finit plus de gicler, Monsieur lui intime de se retirer et de finir de gicler sur ma gorge. Et d’un claquement de doigts il fait comprendre aux spectateurs qu’ils peuvent eux aussi à leur tour prendre part à la fête. 

L’homme en moi se retire, il n’y a plus que Monsieur en moi. Il y reste longtemps. Il veut voir toutes ces queues gicler sur moi. Il veut me retenir. Que je ne puisse éviter aucun jet, et touche finale de son envie, il me lève le bandeau. 

Là, effarée, effrayée, mais solidement encrée avec le sexe de Monsieur en moi, je vois tous ces sexes prêts à exploser sur moi. Ce qui se passe alors est irréel, je me retrouve recouverte enfin c’est mon impression, de sperme, de cris, de mouvement désordonnés de la part d’une dizaine d’homme tout âge et tout physique confondu. 

Monsieur me garde solidement par les hanches et une fois le feu d’artifice fini, il me laisse ainsi et reprend ses va et vient et jouit en moi. Doucement il me lève de lui et je m’affale, honteuse et mes pleurs prennent alors le dessus, silencieuse je m’oublie. Le point positif pour moi est que je n’ai pas reculé, je ne me suis pas rebellée, je n’en ai pas eu l’envie, mais l’euphorie sexuelle étant passée, la pression retombant, la honte m’envahit, le malaise de sentir autant le foutre me prend. Je me lève, sans un regard, je m’enfuie à la douche. Puis, prise de peur quant à la réaction de Monsieur, je reste dans un coin, prostrée. 

Il me retrouve. Pas un mot.  Regard énigmatique qui me laisse dans le doute, il me prend dans les bras, m’étreint, et seulement à ce moment là, m’emmène à l’étage, dans les coins à deux…

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