Un arrêt de bus comme point de rendez-vous

Il est plus de vingt heures et j’ai déjà faim de bisous

Faim de tes bras, de tes lèvres, faim de toi

De tes caresses, de tes mains sur moi.

Nous cheminons doucement vers mon hôtel

Conversant en public de tout et de rien.

Pourtant, déjà là, avec toi je suis bien

Tu m’avais promis des retrouvailles musclées.

Une fois dans la chambre, je m’aperçois bien vite

Que ce n’était pas des propos sans suite plaquée

Contre le mur je gémis sous l’assaut de tes baisers

Nos langues, dans une joute amoureuse, s’entremêlent sans arrêt.

Torses nus, peau contre peau, nos lèvres sont scellées

Le lit complice nous tend les bras.

Unis, nous nous allongeons dans les draps

Peu à peu, nos vêtements jonchent le sol, désordonnés.

Je suis toujours sous le charme de ta volonté affirmée

Ce soir je ne te reconnais plus, je te vois autrement.

Je t’aime ainsi, plus dominant, plus déterminé.

Ta bouche vient explorer lentement

Chaque parcelle de mon corps en émoi.

Ne llaissant rien au hasard, ma peau frissonne sous tes doigts

Je caresse et embrasse tout ce que tu veux bien m’offrir

A portée de bouche, je devine bien ton désir.

Te voilà, te dirigeant vers mon entrejambe trempée

Alors que mes doigts saisissent ton sexe gonflé

Têtes bêches, nous goûtons alors au fruit défendu

Curieuse et joueuse ma langue s’attarde sur ton sexe tendu

Gourmande et assoiffée, la tienne boit mon humidité

Que tant d’excitation entre mes lèvres ont déversée

Dans un râle frissonnant, au fond de ma gorge tu te laisses aller

Je n’en laisse pas une goutte, j’avale tout, mon plaisirs non dissimulé

Cette mise en bouche nous ayant inspirée, nous allons dîner

Retrouvant notre nid d’amour, tu mets alors en pratique

Une autre promesse faite, celle du massage érotique

Tu me bandes les yeux a l’aide d’un foulard irisé

Posé avec soin il me plonge dans une troublante obscurité

Soumise et conquise, sens en éveil, complexes oubliés

Ta bouche reprend la mienne, tes mains me dévêtissent à nouveau

Etalant sur mon corps quelques gouttes d’huile odorante.

Le massage commence, lent, lascif, érotique

L’air s’emplit de senteurs envoûtantes, l’ambiance devient électrique

Je me liquéfie, je soupires, je gémis des « encore »

Je sens que tes mains laissent la place à tout ton corps

Ebahie et conquise je découvre cette caresse exquise

Recto et verso, ma peau est enflammée

De part en part par ton corps musclé

C’est dans une ultime pénétration

Que nos corps viennent exulter à l’unisson

Ton plaisir mêlé au mien dans ce moment d’abandon

 

 

 

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