Petite robe noire

Petite robe noire

 

Voilà bien longtemps que je n’ai écrit quand je vois Bruno. Je vais remédier à ce manquement. Savoir trouver les mots, retranscrire un vécu, sublimer les sentiments, faire revivre les gestes, que l’imagination m’emporte, je sais le faire.

 

Je suis chez moi peu de temps avant lui. Le temps de préparer ma petite robe noire, d’une douche, je prépare un repas, un apéritif, je mets du jazz en fond sonore, rideaux tirés, ambiance cooconing.

 

« Il est temps de vous changer » me dit-il par message. Mise en place de Mademoiselle. Robe noire moulante, talons aiguilles, déshabillé dentelle couvrant ma nudité artificielle toute relative.

Je le vois se diriger vers chez moi. Déjà,  je soupire, qu’il est sexy ce mec. Dans son allure, sa tenue, j’adore.

 

Il passe le portail, passe prendre la clé et va verrouiller. Quelques doux baisers en guise de bonsoir, je suis assise sur la table. Il m’enlace, ses mains sur mes cuisses promenant. Je me blottis contre lui. Mes talons me donnent encore une tête de moins que lui mais il me fait remarquer en riant que ses mains néanmoins sont à bonne hauteur pour palper mon fessier.

Souvent nous parlons de nous voir sans tomber dans nos envies primaires que sont la fessée et autres jolis châtiments corporels. Peine perdue quand je sens sa main s’égarer sur ma hanche. Je devine la suite, sentant son autre main me retourner contre la table.

Le déshabillé est tombé, la robe est relevée, je me suis inclinée. Avec bonheur dans l’humidité la plus totale, déjà…

 

Ses doigts viennent prendre ma température intérieure. Bouillante, forte fièvre, je suis toute alanguie. Tant et plus que me voici couchée sur la table, seins écrasés, sens aux aguets. Première caresse, suit bien vite la première tape, la main évalue ma motivation, tâte la fermeté de la chose et pour la raffermir un peu plus, du plat de la main va d’une fesse à l’autre, de haut en bas, de bas à droite ; les hanches ne sont pas en reste, les cuisses non plus. D’une jambe, il écarte un peu plus les miennes et la peau tendre et fine de mon intérieure rougit aussi doucement. Mon sexe aussi a droit à son lot de tape. Cela est plus douloureux et sans doute plus motivant, mes lèvres petites et grandes sont gorgées de sang et mon sexe de cyprine. Ma bouche s’entrouvrent, ma langue humidifie mes lèvres que mes dents ont mordillées. Je soupire de plaisir, de douleur, de crainte et d’envies mêlées.

 

Il me redresse par les cheveux, possession animale, tellement bien dans le contexte que ne me vient pas l’idée de protester. Je me retrouve fasse à lui. La fermeture glisse, mes seins jaillissent, il les mord plus qu’il ne les mordille. Je ne sens pas la douleur, que le plaisir, la sensation d’encore plus ouvrir les vannes qui sommeillent en moi.

 

Sa bouche s’abat sur la mienne pour des baisers meurtriers, fouillées, inquisiteurs, brusques et si possessifs, puis passent  rapidement à des baisers amoureux doux, où je peux poser mes mains sur lui, autour de son cou,  caressant son torse, respirant son odeur en brève goulée d’amour.

 

Point trop de tendresse, bordel ! La fessée redouble, méthodique, érotique, extatique. Entre deux petits cris, je relève la jambe, mon escarpin caresse sa cuisse, mes mains sont plaquées sur la table ou vienne le caresser le temps d’un contact fugace.

 

Je l’invite à souffler un peu, il s’emballe et moi je « déguste ». Il me suit au salon. La musique au bon volume sur le bon rythme, il s’assoie sur un pouf. Il me refuse le canapé, pas encore me dit-il. Je m’agenouille pour le prendre en bouche, il savoure ma langue experte, mon regard gourmand et ma gorge profonde.

 

Je lui dévoile mon envie de l’avoir en moi, il sourit. Mais, qui ne dit mot consent, donc, ... je l’invite à s’asseoir dans le canapé, je viens m’asseoir sur lui, lui au fond de mon ventre, le chevauchant quelques instants, il m’étreint, me palpe, me caresse, me suçote les seins, je caresse son torse, l’embrassant avec fougue. Soudain ses mains dans mes cheveux, je plonge mon regard dans le sien ; un éclair bestial, me voici debout, ordre de ne pas bouger. Le revoici avec son foulard blanc, mains dans le dos me voici attachée. Patiente, je suis à sa merci. J’entends le ceinturon glisser du pantalon. Je devine et vite j’ai confirmation. Le ceinturon cingle ma peau, un peu, beaucoup, passionnément, mais toujours avec soin, j’aime le bruit, j’aime sa douleur, elle me mène à éprouver du plaisir, chose que je n’avais pas ressenti lors de ma première rencontre avec une ceinture ; autre homme, autre contexte, autre moi je pense surtout… J’ai fait du chemin depuis dans mon appréhension de la fessée douleur/douceur qui mène au plaisir. Il me mène à l’escalier,  me plaque, me prend, cambrée et soumise, me mène sur la table du salon, me reprend…me mène au canapé, une autre fois. Une fois détachée, il est assis sur la petite table et doucement je l’enlace, m’asseyant sur une de ses cuisses que je trempe instantanément. Il me prend la main et me pousse dans le canapé, grimpe, et m’enfonce sa queue dans la bouche, mes cheveux entre ses mains, il mène la danse, et me baise la bouche, furieusement, le plaisir ultime est proche. Je le pompe, amoureusement, avec envie et grand plaisir, toujours, et le résultat ne se fait pas attendre, il jouit dans ma bouche, en jet chaud, je le bois, heureuse, il se pose, épuisé, vaincue, repus.

 

L’effort, cumulé à une fatigue tenace, lui donne froid et l’assomme. Prêt à s’endormir pour de bon, Il reprend et ses esprits et ses habits et je l’invite à venir manger chaud. Nous devisons de tout et de rien entre trois grains de riz et deux crevettes. Il aime ce qu’il mange avec plaisir. Un dessert, deux verres d’eau et quelques confidences plus tard, je le laisse rentrer se reposer.

 

Temps toujours trop court. Mais, mais…2h, presque plus que d’habitude. Et surtout, plus que d’habitude ; nous n’avons pas pu échapper à cet attrait « bruscosentimental » qui nous pousse vers la fessée en tout genre, nous avons vu plus loin que la fessée précédent la fellation. Nous y avons ajouté pour mon plaisir la pénétration, lui au fond de moi, en plus de ses doigts.

 

J’ai eu, nous avons eu, ce que nous souhaitions l’un et l’autre ce soir, nos baisers tendres, doux, fous, amoureux, heureux, beaucoup plus que ces furieux baisers profonds qui nous poussent aux « coups », aux gifles et autres tapes très sexuelles. Le temps de la cigarette nous a permis, m’a permis de faire ces photos shamallow que j’aime tant et qu’il ne refuse jamais avec un sourire en coin.

 

2h ont passé, il est rentré. Je suis bien, bien avec moi même. Tout simplemen