Plage

Elle marche pieds nus sur la plage,

La dune est tout à elle, la lande lui caresse les yeux

Le vent lui chante une douche chanson à ses oreilles

Les yeux perdus sur les vagues, elle s’avance

 

Il lui semble entendre une douce mélodie

Ou est-ce la celtitude de son cœur qui s’échappe peu à peu

Ses pas lui font quitter le sable

Ses pieds brillent maintenant de mille feux

 

Sa robe caresse ses chevilles, son corsage se gonfle de soupirs

Ses mains se joignent l’une à l’autre en un gracieux ballet

Elle ébauche un sourire en voyant l’horizon

Que dessinent ses yeux couleurs de mer en colère

 

Dans la brume du soir se dessine un lieu étrange

Une masure toute d’ardoise et de granit rose

De beaux hortensias bleus comme ses yeux

Gardent l’entrée, semblent l’attendre épanouis

 

La porte n’est pas fermée, sa curiosité l’emporte

Emue, craintive mais intriguée elle entre dans l’antre

Le sol en bois craque sous ses pas

Une senteur musquée emplit la pièce

 

Vide, déserte, la maison est sans vie

Elle hésite, elle tâtonne, elle caresse les murs

Elle s’approprie les lieux, gémit doucement

Un sofa large et moelleux lui tend les bras

 

La fatigue la rattrape, inexorable, fatale

Elle se pose, se repose, abandonnée

Sans y prendre garde, Morphée la ravit

Du monde des mortels elle fuit dans les rêves

 

Elle rêve en musique, Loreena fredonne au lointain

Une image lui vient brutalement, le Connemara

Ses lacs, ses vertes et immenses étendues,

Quoiqu’elle n’en soit pas si loin,

Elle s’en sent si proche, comme une caresse intime

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