Surprise

La semaine est finie. Je suis chez moi, tranquille ne sachant quoi faire ce week-end. Je suis seule…je me sens si seule…on sonne à ma porte, il est encore tôt. Qui cela peut-il bien être ? C’est lui.. oui lui. Lui à qui je pense si souvent, à qui je m’interdis de penser tout le temps mais qui revient comme un leitmotiv. Souriant, là devant moi, interdite je lui dis d’entrer. Je ferme la porte doucement, comme par peur de rompre le charme, de me réveiller dans la réalité. Je me retourne, il est toujours là, toujours souriant, le regard tendre et comme en attente…interrogateur. Sans m’en apercevoir, il me fait reculer et me voilà adossée au mur, je n’ai toujours pas dit un mot, je suis sans voix. Sa bouche s’approche lentement de la mienne, mon regard ne quitte pas le sien et nos langues se mêlent pour un ballet d’une douceur infinie ; il vient chuchoter à mon oreille « tu peux, là, maintenant, faire un sac pour deux jours ? » Je suis interloquée, songeuse, le cœur bondissant dans ma poitrine. Bien sûr que je peux faire un sac pour partir en virée… Il choisit de nous servir un verre alors que je vais de ma chambre à ma salle de bain faire mon sac. Je ne mets que le strict nécessaire : lingerie fine, parfum, maquillage, et vêtements et souliers hyper féminins…une envie de cocooning avec une tenue plus décontractée ; il doit faire bon ces deux jours à marcher sur le sable. Voilà mon sac est prêt ; je viens m’asseoir à ses cotés un moment.. Il me propose de prendre la route maintenant pour dîner une fois arrivés à l’hôtel. Une de ses mains caresse ma cuisse tendrement, mes mains tremblent de désir mais je me retiens, je ne veux pas avoir l’air trop empressé, à lui de venir à moi, je n’ai pas fini ma pensée que sa bouche s’écrase sur la mienne, que mon corps s’alanguit sur le dossier du canapé. Sous la pression de sa cuisse mes jambes s’écartent. Le voilà sur moi, son corps collé au mien, ses mains parcourant mes courbes. Sa bouche fouillant la mienne. Je sens son désir grandir, durcir sur moi.. Mes mains ne sont pas en reste. Un à un je déboutonne sa chemise, je le trouve si beau en chemise…je caresse son torse, je pince ses tétons que je sais très réactifs, sa peau est si lisse, si douce. Que j’aime… Que j’aime renverser la vapeur, que j’aime le renverser, moi voici sur lui offrant à sa bouche affamée ma généreuse poitrine libre de toute entrave. Un à un mes tétons durcissent sous ses douces morsures, sous ses douces aspirations, ses mains sont occupées par ma croupe généreuse. Je décide alors de passer la vitesse supérieure, me voilà léchant, mordillant, embrassant son torse, et peu à peu j’amorce la descente. Ses mains maintenant caressent mes cheveux, j’adore ça. Ce que j’aime aussi, c’est défaire sa ceinture, faire sauter le bouton du pantalon et abaisser tout doucement la fermeture éclair. Tandis qu’une main fait la manœuvre, l’autre glisse le bout des ongles le long du large élastique du boxer. Je le sens fébrile d’un coup, je sens son sexe comme à l’étroit avec une indicible envie de s’évader. Son souffle se fait plus court, plus pressant, je viens affectueusement, amoureusement même lui délivrer un dernier baiser qui devient vite fougueux pour mieux retourner à ma préoccupation première. Délivrer l’oiseau-lyre et le glisser au chaud au fond de ma gorge... je le tiens entre mes deux mains, je le regarde longuement, j’aime le sentir palpiter entre mes doigts, sentir son petit cœur battre au rythme du sang qui martèle sa veine qui le traverse. S’ensuit une fellation si douce, si forte à la fois qu’elle finit dans un râle couronné d’un « mon dieu que c’est bon ». N’oubliant pas que nous avons 2 heures de route, nous mettons de l’ordre dans nos vêtements, il me glisse à l’oreille « tu ne perds rien pour attendre »… Je l’espère bien car je suis littéralement trempée et un passage par la salle de bain s’impose. Encore des baisers tendres, amoureux et nous voilà partis. C’est la première fois qu’il m’emmène dans sa petite voiture. Mon sac sur la banquette arrière, ma main gauche caresse sa cuisse, mon regard a du mal à se détacher de lui je l’avoue…il m’attendrit, m’a tant bouleversé par sa proposition d’évasion que je suis dans un état proche du nirvana, et dire que nous sortons à peine de Paris. La route défile, elle n’est pas interminable, je n’ai pas vraiment hâte d’arriver….pour l’instant. Nous parlons à bâtons rompus et j’apprécie le ton de sa voix, je regarde l’expression de son visage selon la teneur de ses propos. Et surtout j’aime l’entendre rire, je ne peux décrire ce sentiment, cette sensation qui m’envahit durant ce voyage. Je prends plaisir aussi à regarder le paysage si vert si romantique par moment. Nous voici arrivés. Hôtel de charme, hôtel charmant, tout en camaïeu de bleu dans son écrin de verdure. Nous rentrons main dans la main, prenons possession de la chambre. Le lit est immense, la tapisserie de Jouy bleu me ravit, tout est exquis.. je me hasarde dans la salle de bain pour y découvrir une baignoire tout en rondeur blottie tout en douceur dans du marbre blanc… Je ne sais pas quoi dire, si bien que je reste sans voix. Ce n’est pas habituel chez moi, et il le comprend vite.