Te donner envie

 

 

Comment pourrais-je susciter ton envie ?
Exciter ton imagination
Augmenter ton désir de moi
Trouver le bon mot
Appuyer là où affleurent tes pulsions
Comme pour me rapprocher de toi.

 

 

Cravache et Jeux de cordes disais-tu

Brodons un peu alors là-dessus

Comme une envie de me sentir nue

Et pourtant me sentir revêtue

Par tes mains, par ton attention,

Hypnotisée et sentir ton excitation

En rouge et noir, mes couleurs

Encordée, faisant vibrer mon cœur

Te regarder sensuellement faire les nœuds

Croiser ton regard, te sentir heureux

Puis immobilisée, patiente impatiente

Je devine plus que je ne vois ce geste qui me hante

La cravache qui fend l'air et vient zébrer mon fessier

Je tressaute, je sursaute et soupires

Tu durcis, souris, vient m'embrasser

Un souhait, venir m'empaler, auquel tu te soumets

Pour une fois encore, toi et moi, ne faisons qu'un

 

 

 

Encordée, emmêlée, attachée,

Elle frémit, elle rosit, elle s’humidifie,

Sa peau se colore, teintée, à peine zébrée.

Son souffle se fait court, ses lèvres s’entrouvrent.

Elle retient sa voix, maitrise sa douleur

Car malgré tout, les coups sont donnés en douceur.

Ses yeux ne quittent pas ses mains

Celles qui le lient à lui par ce rituel si personnel

La voilà comme livrée à Lui, sans appréhension

Avec confiance, sans se poser de question.

Ses bras sont tendus, contre le mur, un crocher.

Face à Lui, elle ne baisse pas les yeux,

Fascinée, elle le dévisage, essayant de déchiffrer

Ce qui se cache sous son air concentrée

Il s’arrête alors, la regarde fixement  

Elle fond encore un peu plus graduellement

D’une main lui prenant le menton doucement

L’embrasse soudainement amourtoritairement.

 

 

 

Il l'embrasse à sa manière
Mi doux mi brusque
Il mort sa langue lèche ses lèvres
Aspire suçote et enroule sa langue
Fouille sa bouche sans relâche
Ses mains sur elles, courent puis s'attardent
Il pince, il titille les tétons pointent
Ses seins sont tendus ils tendent vers lui
Ses bras sont relevés son corps s'alourdit
Se colle à lui à travers ses baisers.
Puis il prend son menton entre ses doigts.
Croise son regard et brusquement la gifle.
Pas trop pas peu..juste assez pour jouer
Juste assez pour s'exciter.
Elle voit dans son regard que l'excitation est montée d'un cran. 
Elle baisse les yeux et voit son sexe dressé.
Il se frotte à sa cuisse. Il perle de désir.
Mais ne perd pas son sang froid pour autant.
Il s'éloigne d'elle.  Lui tourne le dos. Elle admire ses épaules musclées. Son tatouage. Ses tatouages la fascinent.  Tout en lui, la fascine.  
Il revient avec ses cordes. Les siennes. Celles qu'elles considèrent comme les siennes depuis le jour où ils les ont achetées  ensemble.
Il les délie pour les torsader savamment.
Puis lentement les nouent sur son corps.
Comme il se doit, elle garde le silence. Hypnotisée par ses mains, par les cordes qui s'enroulent sur son corps. Rouge et noire alternée. Son corps est strié. Ses seins comme écrasés, ses tétons pincés.  Il ne l'a regarde pas. Concentré sur ce qu'il fait. Il finit enfin.  Elle est trempée.  Jambes écartées les liens sur son sexe gonflé. Son entre cuisse luit de désir. Il ressent son plaisir. Il s'éloigne de quelque pas.  Admire son travail.  Admire le tableau.  Tjs sans un mot il sourit.  Prend sa cravache et d'une touche lui soulève le menton. Croise son regard. Ils sourient de concert. Ils se comprennent sans un mot. Il comprend sa requête silencieuse. Prend son téléphone. Et mitraille les cordes. Le rouge le noir la chair savant mélange de leur désir commun.
Il pose l'objectif. Reprend sa cravache et lui parle enfin. Prête ? 
Oui. Sûre ?  Oui.
La cravache cingle l'air. Douce et ferme. Tendre et brusque.
Entre les cordes. Entre le rouge. Entre le noir. Pour eux. Pour eux deux.
Juste ce qu'il faut.  Elle le sait. Toujours lui faire confiance. Comme jamais encore. Comme toujours. Il reprend son menton encore une fois. Lui demande ça va, j'arrête ?  Elle ne souffle mot. Soutiens son regard. Il comprend et acquiesce.  La gratifie alors encore de quelques coups. Quelques zébrures.  Sans forcer mais fermés et bien placées.  Il la connaît comme personne et sait comme elle réagit. Il sait avoir atteint la limite quand il voit une larme couler. Il sait qu'elle ne criera pas grâce. Qu’elle veut qu'il soit fier et qu'il la récompense. Alors  il pose sa cravache après lui avoir écarté les cuisses à nouveau. S'agenouille pose un baiser sur son ventre. Une langue gourmande vient laper son désir. Il se relève.  Tout en l'embrassant il dénoue ses bras endoloris. Les rattaché par les poignets devant elle. Puis la mène sur le banc recouvert d'un coussin.  L'y allonge et se recule. Lui bande les yeux.et s'éloigne. 

 

 

 

 

Puis la mène sur le banc recouvert d'un coussin.  L'y allonge et se recule. Lui bande les yeux.et s'éloigne. 

 

Un clic, puis deux,  il revient, elle le sent, elle sent la cravache la caresser des pieds à la tête, en douceur. Ouvre la bouche. Elle s’exécute. Elle le prend en bouche, il est juste au dessus d’elle et peut ainsi s’y plonger à loisir. Il va, il vient, se retire, joue avec sa langue, lui caresse les lèvres, puis prenant son sexe en main, lui tapote le visage de son sexe durci, il se remet bien au chaud dans l’humidité de cette bouche qui sait si bien le sucer. Vient le moment de jouir, il se retire. Sur son visage se répand, chaud, brulant, généreux, il exulte. D’un geste prompt, il lui rend la vue, se met à ses genoux et vient lécher son visage, comme amoureusement et vient mêler sa semence à son long baiser de remerciement.

 

Il se met devant elle, à ses genoux, lui glisse un doigt, puis deux, lui suçote les seins, les lui mord, furieusement, elle sursaute, il en profite pour glisser un doigt de plus. Il sait qu’elle est très accueillante. Il vient la fouiller, la faisant frémir et se tordre de plaisir, le banc s’humidifie de façon très significative. Les voilà à nouveau le regard accroché, il va la faire jouir ; trouvant le point sensible il s’y attelle, elle jaillit telle la fontaine, les vannes ont enfin lâchée lui dit –il, regarde ce dont tu es capable, lui chuchote t-il dans un rire de satisfaction. Je te félicite Mu, viens je te détache.

 

Trempée mais heureuse et pas peu fière, elle se laisse faire. Tout aussi fasciné que la pose des cordes elle l’est par le procédé inverse et ne le quitte pas des yeux. Une fois les cordes au sol, il la relève avec précaution, la sachant endolorie et tendue par l’immobilité.

 

Viens voir, lui dit-il, la main dans la sienne, il la positionne devant le miroir de la salle de bain. Elle y devine la trace des cordes imprimées dans sa chair, les zébrures de la cravache. Avant qu’elle ne parle il lui dit, oui Mu j’ai compris, va dans la douche bras levés face au mur. Oui Dan.

 

Les photos prises, il fait couler la douche. La frotte, la fait mousser sous le gel odorant, elle se laisse faire, vaincu, repus, vidée. Il sourit, vient l’embrasser, encore et encore, puis une fois enveloppés dans des draps de bains, se dirigent vers le lit. Il l’invite à venir se blottir dans le creux de son épaule.

 

Mais, là, point besoin de mots. L’imagination de chacun suffira…

 

 

 

 

 

 

 

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×